2018 – Vivant Jardin, Le Poème perdu

Vivant jardin, Le Cerf, 2018.

Incipit
«– Quels ont été les moments les plus heureux de ta vie ? m’a demandé Yazuki ce matin.
— Ils sont tous à venir, lui ai-je répondu.
Je crois que, passé une certaine ligne de force, l’ennemi est toujours un allié.

*

Ce que j’ai dit à Aru sur Yazuki, l’a-t-il su ? Chaque phrase prononcée sur quelqu’un devrait pouvoir l’être en présence de celui-ci.
Ai-je dit quelque chose de blessant sur Yazuki ? Aru me l’aurait fait remarquer.

*

Lorsque je regarde Aru aller nu pour se baigner dans la mer, je ressens la perfection du monde.

*

L’échec est un absolu, pense Yazuki.
je commence à comprendre ce qu’il veut dire.»

4e de couverture

« Creusant livre après livre son chemin d’écrivain et de femme, Laurence Nobécourt poursuit son œuvre littéraire avec deux textes d’une rare profondeur, à la recherche d’une véritable union entre l’âme et le corps. Dans Vivant jardin, elle entame, sous forme d’un dialogue à trois voix, une réflexion profonde sur l’écriture et sur l’amour. Comment concilier l’exigence de l’art avec la passion amoureuse? « Il faut une grande force pour aller légèrement vers l’invisible, pour unique ce qui a été séparé. »

Dans Le Poème perdu, Laurence Nobécourt (est-ce bien elle?) interpelle sa mère, et retrace la vie d’une femme moderne, luttant contre les injustices de la société et contre le temps qui passe. À l’occasion de la récitation de ce poème sur France Culture, voici ce qu’écrivait alors Télérama : « Un texte magnifique, ambitieux, surgi de ses tréfonds. L’aboutissement d’années de camouflage, de peur, de sentiment d’illégitimité face à la poésie. »

Auteur d’une quinzaine de romans et de récits (comme La Vie spirituelle, ou Grâce leur soit rendue), Laurence Nobécourt s’aventure pour les Éditions du Cerf vers une nouvelle forme d’écriture, poétique et sensible. Elle vit désormais au cœur des collines de la Drôme provençale, où elle a ouvert un atelier d’écriture dans le petit village de Dieulefit.»